
C’est un peu facile, comme annoncer la pluie alors que les premières gouttes sont déjà tombées. Dire que LeBron James, la star de l’équipe de basket des Cleveland Cavaliers (Etats-Unis), domine son sport actuellement, est un constat presque inutile. Mais ce qu’il a fait ce vendredi soir, lors du deuxième match (sur 7) des demi-finales de playoffs NBA, mérite toutes les éloges auxquelles s’ajoute ce post et une attention particulière.
Son équipe est menée 95-93, à une seconde de la fin du match. Sur une remise en touche, James se démarque, face au panier, derrière la ligne de trois points. Il récupère la passe et, dans un même élan, envoie la balle au-dessus de son adversaire, dans le panier.
96-95, les Cleveland Cavaliers passent d’un retard 0-2 dans la série face au Orlando Magic (4 victoires sont nécessaires pour atteindre la finale) à 1-1 et un tout autre confort pour les matches à venir.
On comprend aisément la liesse des supporters et de ses coéquipiers, qui se jettent sur lui comme s’il venait de leur apprendre qu’ils avaient gagné la loterie. Et forcément, on se demande comment cet homme, qui porte déjà une équipe somme toute assez moyenne sur ses épaules, a réussi ce coup de maître. Fait-il partie de ces “êtres supérieurs”, les fuoriclasse comme on les appelle en Italie, capables de choses qui paraissent inimaginables ?
Relativisons, il n’a pas découvert la cure contre le Sida. Pas encore en tout cas. Mais c’est à se demander s’il n’a pas franchi un palier, ce soir-là. Celui qui fait qu’aujourd’hui, on puisse le mesurer aux meilleurs joueurs de tous les temps, comme le fut Michael Jordan il y a quelques années. Car ce qu’on reprochait jusqu’il y a peu à James, c’était son absence lors des grands moments. Là, il vient de prouver qu’à 24 ans, il atteint sa phase de maturité.
Peut-être que ce 22 mai, on a vu l’éclosion d’un géant, digne des plus grands palmarès et du statut de légende vivante. Il faut savoir reconnaître et, surtout, apprécier un grand quand on en tient un. L’Histoire dira si LeBron James en est un. Mais on peut déjà tirer un énorme coup de chapeau à ce champion. Et lui souhaiter de contribuer, encore un peu plus, à ramener à Cleveland son tout premier titre NBA, 39 après la création des Cavaliers.
Très bon article, la vidéo est placée au bon moment
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Je pense qu’il faut avoir participé à des compétitions de sport où l’on a été un joueur clé dans un moment crucial, ou du moins avoir suivi le monde du basketball américain, du moment où une star telle que Lebron James est repérée (à 10 ans ou moins) jusqu’à son arrivée en NBA, pour arriver à commencer à se faire une idée de la pression qu’un tel joueur doit gérer dans un tel moment.
Pour comprendre les espoirs que des jeunes afro-américains avec des ‘mains en or’ issus du ghetto (gangs,violence,drogues) peuvent placer dans le basket aux Etats-Unis et les tournures plus ou moins dramatiques que leurs vies peuvent avoir je vous conseille de regarder Hoop Dreams, réalisé en 1994. Ce documentaire retrace la vie de deux afro-américains qui visent la NBA à partir de l’âge de douze ans.
Sancho, je t’encourage vivement à maintenir en vie ce blog. Continues à nous donner des faits d’actualité remixé NY style avec une petite note européenne et d’un point de vue all around international.
A bientôt
Fé
yo sancho
franchement trop bonne idéé ce blog, surtout quand on parle de sport…
concernant lebron, je suis tout à fait d’accord avec ton article:james a vraiment pris une autre dimension avec ce shoot “from down town” (buzzer beater comme on dit dans le jargon)…il faut rappeler que c’est seulement son deuxiéme tir au buzzer de sa jeune, et déjà bien remplie, carriére, après celui contre les warriors de golden state…les grands matches font les grands joueurs et désormais, lebron en fait partie…même si tout le monde voyait les cavs aller au bout, on a trop vite oublié que cleveland restait une équipe sans réels renforts pour king james, si ce n’est Mo Williams, et le collectif du magic a eu raison des cavs avec le surprenant mike pietrus, le frenchie se révélant au grand public…
donc, oui sancho, james est largement au dessus de la moyenne tout comme kobe bryant qui, lui, va peut être aller au bout car, au final, seuls les détenteurs de la bague de champions nba restent dans l’histoire.
see ya soon